Archive pour 24 janvier, 2011

GARDE A VUE, MENSONGES DU SYNDICAT SYNERGIE OFFICIERS.

Dans mon avant-dernier post du 22 janvier, j’évoquais le fait que la liberté d’expression a tendance a être fortement malmenée en france depuis quelques temps.

Je me dois d’être plus précis. En fait, la liberté d’expression est très inégalement répartie dans ce pays, comme tout le reste d’ailleurs. Quelques exemples: Philippe Val a viré Pommier, Guillon et Porte de france inter pour délit d’expression non conformiste. I-télé a supprimé l’émission d’Audrey Pulvar sous prétexte que la présentatrice pourrait, éventuellement, ne pas s’exprimer librement puisqu’elle couche avec Montebourg, etc.

Apparemment, on la protège notre  »expression française ». Au nom de la liberté, bien sûr.  

Par contre, certains ont le droit d’ouvrir leur gueule pour dire n’importe quoi, sans être contredits. L’explosition des chiffres de la garde à vue ( 900 000 en 2009. Les chiffres 2010 seront communiqués en même temps que ceux des voitures cramées dans la nuit de la Saint-Sylvestre ) étant un sujet d’actualité, Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat synergie officiers et commandant de police a été invité par france-info le vendredi 21 janvier pour s’exprimer sur le sujet. Son boulot étant de défendre les flics,il a benoîtement affirmé qu’en garde à vue, le sujet avait le droit de demander un avocat, un médecin et que le nécessaire était fait pour qu’il puisse manger et dormir. La journaliste n’a pas moufté, probablement parce qu’elle n’avait pas bossé le sujet ou qu’on lui avait demandé de ne pas le faire.

Si je vous bassine avec ça, c’est que j’ai eu la chance de vivre cette expérience inoubliable et enrichissante qu’est la garde à vue. J’ai passé 18 H dans une cellule de la PAF (police aux frontières) et je peux vous dire que Ribeiro prend ses désirs pour des réalités, ou qu’il ne connait que les cellules pour VIP.

On peut demander un avocat, vrai. Un médecin m’a ausculté façon médecine du travail juste pour certifier que j’étais apte à être mis en cellule. Il ne m’a posé aucune question et n’a donc jamais su que je devais prendre des médocs. Je me suis bien gardé de le lui dire spontanément, voulant mener l’expérience intégralement. La cellule ne comportait pas de lit, mais une sorte de banc en béton solidaire du mur du fond et dont la largeur ne permettait que d’y poser ses fesses. Impossible de s’y allonger. Donc pour essayer de dormir, c’était par terre sur le sol également en béton. Mais dormir était impossible. C’est vrai qu’ il y a la clim. Sauf que la clim est réglée pour passer du chaud maxi au froid glacial tous les quarts d’heures et que la ventilation fait un boucan d’enfer. Ajoutez à ça que l’éclairage fonctionne en permanence et vous me direz comment on peut roupiller dans ces conditions. Quant à bouffer, nada. Ce qui est étrange, c’est que les murs sont couverts de graffitis au crayon, au stylo, ou gravés, alors qu’on est évidemment fouillé avant l’entrée en cellule. Probablement que certains flics respectent la liberté d’expression de certains entaulés.

Si Ribeiro a une telle liberté d’expression c’est peut-être parce qu’il est à la fois flic et syndicaliste ?

Un autre exemple, à contrario cette fois. En 2010, au lycée Antonin Artaud à Marseille trois lycéens ont eu une dispute avec une lycéenne pendant la récré. Jusque là, tout est normal. Sauf que la minette était la fille du commandant (femelle) de police de Plan de Cuques. La commandante s’est pointée au lycée avec 3 véhicules de police et 12 flics, excusez du peu. Elle a embarqué les 3 gamins et les a collés en garde à vue avec la totale: fouille, empreintes, ADN, etc..Il n’y a pas eu de coups ni de plainte. Le lycée ne fait pas partie de la juridiction de la commandante. Toute l’intervention était illégale de A à Z. Mais quand on est commandant de police, on ne s’arrête pas à ce genre de détail tellement on a l’occasion de s’asseoir sur la loi et les règlements sans risquer quoique ce soit. 

Les trois lycéens auront ainsi appris que la liberté d’expression existe, mais qu’il ne faut pas en abuser quand on a en face de soi un flic ou un membre de sa famille. 

Si vous voulez que vos enfants puissent faire et dire ce qu’ils veulent, conseillez-leur d’entrer dans la police. En plus, parmi tous les concours de la fonction publique, c’est le plus accessible: pas de niveau minimal de QI exigé.  

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